Dans la résidence, il refusa les avances amoureuses du jeune Lorca qui lui dédia plusieurs poèmes[25],[note 3] : « Il [F. G. Lorca] était homosexuel, ça, tout le monde le sait, et il était fou amoureux de moi. En 1941, Dalí envoya un script de cinéma à Jean Gabin, Moontide (La Péniche de l'amour). Lors du centième anniversaire de la naissance de Dalí, le critique littéraire Peter Bürger soulignait, dans Die Zeit, que les classifications des artistes modernes mises en place à partir de 1955 n'incluent généralement pas Dalí, au contraire d'autres peintres surréalistes tels André Masson, Joan Miró et Max Ernst[181]. Selon Peter Bürger, « Dalí, qui est décédé en 1989 n'a pas encore trouvé sa place dans l'art du XXe siècle[181] ». Durant ces années, Dalí réalisa des illustrations pour des éditions anglophones de classiques tels que Don Quichotte, l'autobiographie de Benvenuto Cellini et les Essais de Michel de Montaigne. Le 6 septembre 2017, la fondation Dalí a dévoilé que les résultats ADN prouvent que l'artiste espagnol n'est pas le père de Pilar Abel. Le jeune Dalí s'imbibait de diverses techniques. […] Parce que Jésus, c’est du fromage[148]. Alors qu'il avait cinq ans, ses parents l’emmenèrent sur la tombe de son frère[6],[7] et lui dirent — selon ce qu'il rapporta[8] — qu'il en était la réincarnation. Ce fut la première œuvre de Dalí exposée hors d'Espagne, lors de l'exposition internationale au Carnegie Institute de Pittsburgh de 1928[167]. Sa symbolique semblait très importante pour Dalí : « Le pain a été l'un des thèmes de fétichisme et une des obsessions les plus anciennes de mon œuvre, le premier, celui auquel je suis resté le plus fidèle[50]. L'œuf au plat sans le plat revient régulièrement dans son œuvre. Cependant, ce furent ses peintures, que Dalí teintait de cubisme, qui attirèrent le plus l'attention de ses camarades de résidence, notamment ceux qui devinrent des figures de l'art espagnol : Federico García Lorca, Pepín Bello, Pedro Garfias, Eugenio Montes, Luis Buñuel, Rafael Barradas[10] et plus généralement la génération de 27. Comme son père[141], qui se cachait pour les déguster, Dalí adorait manger les oursins qu'on lui ramenait de la mer toute proche. Il fit également les décors pour le film Spellbound, d'Alfred Hitchcock et entreprit, avec Walt Disney, la réalisation du dessin animé Destin, inachevé et qui fut monté en 2003, longtemps après la mort de ses auteurs[73]. En 1942, il publia son autobiographie, La Vie secrète de Salvador Dalí. Matisse était « un des derniers peintres modernes[124] », qui représentait les dernières conséquences de la Révolution et le triomphe de la bourgeoisie[124]. Le second musée à ouvrir fut le Théâtre-musée Dalí. Toujours avec Marc Lacroix, il tenta une expérience à laquelle il songeait depuis longtemps. Malgré un programme commun, les deux auteurs s'opposèrent[49] ; Dalí voulait représenter l'amour, la création, les mythes catholiques dans le décor du cap de Creus[49]. Le 17 décembre 1955, il exposa ces idées à la Sorbonne, lors de sa conférence « Aspects phénoménologiques de la méthode paranoïaque-critique[78] ». Pour André Thirion, Dalí « n'était pas marxiste et s'en foutait[58] », mais entre les rêveries érotiques de Dalí envers des fillettes de 12 ans qui firent réagir jusqu'au Comité central du parti communiste[58], et son obsession pour la figure d'Hitler durant deux années[58], le peintre fut convoqué en janvier 1934 chez Breton où il se présenta vêtu en malade, avec un chandail et un thermomètre dans la bouche[58]. L'architecte Joaquim Ros de Ramis travailla à la rénovation, toujours en accord avec les directives du maître[104]. L'un est vêtu d'une cape rouge et porte une croix. Il s'agit d'un obélisque d'or sur l'éléphant suivant, inspiré de l'obélisque du Bernin, à Rome[177]. Les sauterelles renvoient également à des scènes d'enfant et à sa terreur des sauterelles, que ses condisciples lui envoyaient parfois en plein cours[138],[139]. Dalí mourait d'envie d'aller voir les États-Unis. Son père, Salvador Dalí y Cusi (1872-1952) était notaire. Pendant les vacances, le trio jouait au football à Cadaqués. Son obsession pour Hitler était également polémique. Il s'attacha jusqu'à la fin à jouer avec l'œil du spectateur, notamment dans ses dernières œuvres, Cinquante images abstraites qui, vues de deux yards se changent en trois Lénine déguisé en chinois et de six yards en tête de tigre royal du Bengale, Le Torero hallucinogène ou Gala nue regardant la mer qui à 18 mètres laisse apparaître le président Lincoln. Autoportrait mou avec du lard grillé est une huile sur toile de Salvador Dalí peinte en 1941 à New York et exposée au Théâtre-musée Dalí de Figueres. L’huile date de 1923, même si le collage du morceau de journal intégré au carton date du 24 juillet 1928. Le critique d'art Eugenio d'Ors aurait rapporté, dans un journal barcelonais, que Dalí aurait montré au groupe des surréalistes une chromo représentant le Sacré-Cœur, sur lequel était écrit « parfois, je crache par plaisir sur le portrait de ma mère », provoquant l'ire de son père et obligeant Dalí à partir[49]. Il essaya de s'approcher de moi quelques fois… et moi, j'étais très gêné, parce que je n'étais pas homosexuel, et que je n'étais pas disposé à céder. Il fut inhumé dans la crypte de son théâtre-musée[111]. Il ne sera jamais assez dit que Dalí est un esprit d'une curiosité insatiable. Dalí s'intéressa aux nouvelles découvertes scientifiques de son époque. David LOMAS, pour ses conseils et sa disponibilité. De même, sa maison de Portlligat dans le port de Cadaqués a été transformée en musée public. » Les dos et les fesses des femmes furent présents très tôt dans l'œuvre[149], en particulier sur les portraits de sa sœur Anna-Maria à Cadaqués (Personnage à une fenêtre, 1925, Jeune fille de dos (Anna Maria), 1926). La partie inférieure du tableau représente un paysage impassible, formé par la baie de Port Lligat. Il eut la même attitude durant la Seconde Guerre mondiale, fuyant la France en guerre, et en fut très critiqué, par exemple par George Orwell : « À l'approche de la guerre en Europe, il n'eut qu'une préoccupation : trouver un endroit qui ait une bonne cuisine et d'où il puisse rapidement déguerpir en cas de danger[184] », ajoutant dans sa biographie que Dalí était un dessinateur exceptionnel et un bonhomme dégoûtant[184]. Après une brutale image d'introduction destinée à mieux marquer la scission entre monde réel et monde surréaliste, diverses scènes oniriques se succèdent, dotées seulement de la logique du rêve. Les visiteurs en sortiront avec la sensation d'avoir eu un rêve théâtral[50]. Le mur du fond, appelé « mur Pirelli » était décoré avec de grandes publicités de pneus. En 1922, Dalí s'installa dans la célèbre résidence d'étudiants de Madrid pour commencer ses études à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando. En 1973, il déclara réaliser « des photographies en couleur à la main d'images superfines extra-picturales de l'irrationalité concrète[44] ». Pour Robert Descharnes et Gilles Néret, le film lança Dalí et Buñuel « comme une fusée[43] ». Deux musées lui furent dédiés de son vivant, le Salvador Dali Museum et le théâtre-musée Dalí. Les deux hommes se rencontrèrent à Londres le 19 juillet 1938 au domicile du psychanalyste. Je l'adorais. Mais sa vision politique évolua progressivement vers un « anarchisme violemment antisocial[141] », puis un apolitisme provocateur. Selon Thérèse Lacroix, il la créa pour sa participation à un bal donné par la baronne Rothschild. Il représentait, vers la fin des années 1920, ses rêves. Autoportrait cubiste est le titre donné par Salvador Dalí à un tableau réalisé en 1923.C'est une gouache et collage sur carton de 104x75cm. Dalí présenta avec sa toile un « poème paranoïaque » de même nom et de même sujet[65], l'ensemble précédé par un méta-texte, un mode d'emploi[65]. Il la définit comme un « support en bois dérivant de la philosophie cartésienne. En 1922, Dalí s'installa dans la célèbre résidence d'étudiants de Madrid pour commencer ses études à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando[8]. Pour l'une d'elles, si cet « enfant de Figueras[29] » tourna son visage vers la France, « c'est parce qu'il peut le faire, parce que ses dons de peintre que Dieu lui a donné doivent fermenter. Le puissant clair-obscur qui sert à rehausser la figure de Jésus provoque un effet dramatique[178]. Il reçut en 1982, le titre de Marqués de Dalí de Púbol (marquis de Dalí de Púbol)[109], de la main du roi d'Espagne, Juan Carlos. Autoportrait de Salvador Dalí (1921) au Museum de St Petersburg en Floride . ». La lumière blanche crue semble vitrifier la scène. Le premier est le château de Púbol, qui fut la résidence de son épouse Gala. Robert et Nicolas Descharnes expliquent que « durant cette période Dalí n'arrêta jamais d'écrire[72] ». Ils relèvent les paroles du peintre : « Je n'avais pas l'âme et la fibre historique. » Ils restèrent en contact durant toute leur vie[37],[note 6]. Dalí publia en 1939 une Déclaration d'indépendance de l'imagination et des droits de l'homme à sa propre folie[67]. Elles sont toutes deux contractées et d'un gris cadavérique. Ils ont dit que j'avais déjà été payé. Une fois l'accusation de Breton terminée, il lut sa plaidoirie en faisant un striptease[59], affirmant en langage fleuri, qu'il ne faisait que retranscrire ses rêves — particuliers — et que, en conséquence de ses rêves, Breton et lui feraient bientôt l'objet d'une représentation homosexuelle[59]. Salvador Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí de Púbol, né à Figueras le 11 mai 1904, et mort dans la même ville, le 23 janvier 1989, est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain catalan de nationalité espagnole. Salvador Dali (1904-1989) L’art pictural de Dalí fut une sublimation de sa propre vie. L'Autoportrait de 1921 appartenant à la collection de la Fundació Gala-Salvador Dalí et celui que conserve The Salvador Dalí Museum de Sant Petersburg (vers 1921) ont en commun de montrer l'artiste de profil, le regard tourné vers nous, encore que l'un de ses yeux soit dissimulé. La crique de Portlligat, mais aussi le port de pêche ou l'avant de la maison du peintre, apparaissent dans nombre de ses tableaux à partir de l'installation du couple en 1930 dans ce port. La même galerie exposa, fin 1926, d'autres œuvres de Dalí et, notamment La Corbeille de pain, peinte durant l'année. En 1931, Dalí peignit l'une de ses toiles les plus célèbres, La Persistance de la mémoire, également connue sous le nom des Montres molles qui, selon certaines théories, illustre son refus du temps comme entité rigide ou déterministe[52]. Cette évidence[41] transparaît dans ses œuvres Le miel est plus doux que le sang et Chair de poule inaugurale[41], la première inspirée par sa relation avec Lorca[42],[note 7] et la seconde par sa première rencontre intime avec Gala. Il créa des maillots de bain pour femme qui compriment les seins et donnent ainsi un aspect angélique ; un smoking aphrodisiaque recouvert de verres de liqueur remplis de peppermint frappé ; des cravates ; le design capillaire de ses moustaches-antennes métamorphiques ; des flacons de parfum. Dalí chercha toute sa vie à se confronter à lui, seul artiste contemporain auquel il reconnaissait un génie au moins égal au sien[117]. À sept ans, je voulais devenir Napoléon. Il y consacra la plus grande partie de son énergie jusqu'en 1974. L'alphabet amoureux est né de la passion de Dalí pour les arts graphiques et pour sa muse Gala. Toute infraction aux droits de propriété intellectuelle attachés aux œuvres de Salvador Dalí fera l’objet de poursuites conformément à la législation en vigueur. Avant sa rencontre avec le surréalisme, alors qu'il était encore à Cadaqués[44], Dalí commença à réaliser avec une aisance « diabolique dans toutes les techniques[44] », des « photographies en trompe-l'œil[44] », comme lui-même les nomma, anticipant de plus de 25 ans les hyperréalistes américains[44]. « Je naquis double. Ses pérégrinations européennes l'emmenèrent en exil pendant cinq mois, à partir de septembre 1938, dans la villa de Coco Chanel, La Pausa[note 8],[62], où il prépara l'exposition de New York à la galerie Julien Levy[62]. Cette amitié déboucha sur une collaboration qui se développa dans le contexte du surréalisme. Il considérait qu'il était le plus grand peintre du XXe siècle, c’est-à-dire un artiste classique ayant eu la malchance de tomber dans une basse époque de son art. Trouvant en Heisenberg son nouveau père[130], et avec une logique toujours irréfutable[130], il affirma que ce que les physiciens produisent, les peintres, qui sont déjà spécialistes des anges, peuvent le peindre[130]. Pour attirer les clients, il faut bonimenter, avoir la langue bien pendue, faire des pitreries et des cabrioles sur une estrade. Ses premiers portraits de sa famille à Cadaqués avaient déjà une force picturale étonnante, notamment impressionniste. Sa première image double fut L'Homme invisible (1929) et il conserva cette approche durant l'essentiel de sa carrière[44]. Les expositions de cette époque attirèrent une grande attention, suscitèrent des débats et divisèrent les critiques. Il écrivit également un roman publié en 1944, sur un salon de mode pour automobiles, qui inspira une caricature d'Erdwin Cox pour The Miami Herald, où Dalí porte une automobile comme costume de fête[72]. En 1936, Marcel Duchamp et Salvador Dalí collaborèrent pour réaliser la Vénus de Milo aux tiroirs. Ce fut une époque des plus prolifiques de sa vie, mais qui est discutée par certains critiques, pour qui Dalí troublait la frontière entre art et biens de consommation, en délaissant la peinture pour se consacrer au design et aux articles commerciaux. Dans cette scène, Gregory Peck, psychanalysé par Ingrid Bergman, voit un rideau d'yeux grands ouverts — idée reprise du film Un chien andalou — et des ciseaux énormes qui découpent paupières et rétines. Elle apparut d'abord dans une sculpture détournée avec son ami Marcel Duchamp, puis comme une image se métamorphosant en torero dans Le Torero hallucinogène. La mort apparaît tout d'abord dans son aspect physique le plus répugnant, celui de cadavres en putréfaction. Publicité LANVIN avec Salvador Dalí France, 1968, vidéo, 15 secondes, coul. Cependant, d'après Robert Descharnes, Dalí et Buñuel souhaitaient réaliser quelque chose de « différent de tout ce que l'on avait tourné jusque-là[49] ». Découverte en gare de Perpignan, la stéréoscopie passionna Dalí qui produisit à la fin de sa carrière des images sur deux tableaux (œil droit et œil gauche) difficilement accessibles à la reproduction. En fond, la plus grande partie de la toile est occupée par le ciel[175]. Suit une femme nue prisonnière dans une maison dorée. Par la suite, le père de Dalí se remaria avec la sœur de la défunte, ce que Dalí n'accepta jamais[8]. Les premières critiques barcelonaises furent chaleureuses[29]. Selon le peintre, le 17 novembre 1964 eut lieu le moment le plus rassurant de toute l'histoire de la peinture, lorsque le peintre découvrit, au centre de la gare de Perpignan, la possibilité de peindre à l'huile la « véritable[101] » troisième dimension en faisant appel à la stéréoscopie[101]. Nicolas et Olivier Descharnes. Son cuir est orné d'une impression de type Toile Dalígram, utilisant les caractères de l'alphabet amoureux[154]. Elisabetta Gallingani et Chiara Di Cesare 2007, The History and Development of Holography, Peindre le Siècle 101 Portraits majeurs 1900-2000, Collection de peintures de l'État de Bavière, Répertoire international des sources musicales, Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, Marché d'esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire, Liste des personnalités du mouvement surréaliste, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Salvador_Dalí&oldid=177593931, Lauréat de la médaille d'or de la Generalitat de Catalogne, Médaille d'or du mérite des beaux-arts (Espagne), Membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Grand-croix de l'ordre de Charles III (roi d'Espagne), Grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique, Personnalité souffrant de la maladie de Parkinson, Élève de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando, Élève de l'Institution libre d'enseignement, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts, Page pointant vers des bases relatives à la musique, Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel, Page pointant vers des bases relatives à la littérature, Page pointant vers des bases relatives à la santé, Page pointant vers des bases relatives au spectacle, Page pointant vers des bases relatives à la recherche, Page pointant vers des bases relatives à la bande dessinée, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Portail:Biographie/Articles liés/Peinture, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, Portail:Biographie/Articles liés/Photographie, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Déclaration d'indépendance de l'imagination des droits de l'homme à sa propre folie, Pain et encrier, porcelaine, épis de maïs, et bande, Collection particulière. « Quand, dans l'histoire de la culture humaine, un peuple éprouve la nécessité de détruire les liens intellectuels qui l'unissaient aux systèmes logiques du passé afin de créer pour son propre usage une mythologie originale, mythologie qui, correspondant parfaitement à l'essence et à la pression totale de sa réalité biologique, est reconnue par les esprits d'élite des autres peuples, alors l'opinion publique de la société pragmatique exige par égard pour elle que soient exposés les motifs de la rupture avec les formules traditionnelles éculées.